Depuis le 1er janvier 2023, Eau du Grand Lyon est devenue Eau Publique du Grand Lyon avec la mise en place d’une régie publique pour la production et la distribution de l’eau potable sur le territoire. Après deux premiers cycles de travail ciblés sur la tarification de l’eau potable (2023) et l’adaptation au changement climatique (2024), ce troisième cycle de réflexions et de travail visait à améliorer la lutte contre les pollutions de l’eau, et plus précisément les micropolluants, à travers une meilleure application du principe de pollueur-payeur. Le cycle avait notamment pour objectif la rédaction d’un manifeste citoyen portant les convictions de l’Assemblée des usagers.
Au regard de la technicité du sujet, et pour faciliter l’appropriation de celui-ci, un cahier de participation citoyenne a été remis aux membres de l’Assemblée en début de cycle. Celui-ci comprenait plusieurs documents d’information (carte du système d’assainissement de la Métropole, carte des aires d’alimentation de captage et de leur qualité, informations sur le traitement des eaux usées et la réglementation, etc.).
A travers la variété des intervenants auditionnés (Agence de l’eau, Office Français de la Biodiversité, services de la Métropole, ONG spécialisées dans le plaidoyer citoyen, Fédérations d’acteurs industriels, représentants du monde agricole, avocats spécialistes du droit de l’environnement), l’objectif était de confronter une diversité d’expertises et de points de vue pour éclairer l’Assemblée sur les arguments pour et contre le renforcement du principe pollueur-payeur.
La démarche s’est structurée en 5 séances :
. 1 séance de théâtre-forum pour incarner 3 axes de débat contradictoire sur le principe pollueur-payeur : la responsabilité des entreprises, du consommateur et des pouvoirs publics. Suite aux saynètes, plusieurs experts ont été invités à partager le point de vue de leur profession, avant un débat contradictoire en plénière avec l’Assemblée ;
. 2 séances de contextualisation, pour permettre de mieux comprendre les enjeux de la pollution de l’eau ainsi que le fonctionnement du principe pollueur-payeur ;
. 1 séance de sensibilisation à la méthode du plaidoyer citoyen, avec deux ONG, pour présenter les ingrédients-types des démarches de plaidoyer citoyen ;
. 1 séance d’écriture collective du Manifeste, pour formaliser les messages et propositions majeures de l’Assemblée, en vue d’améliorer l’application du principe pollueur-payeur dans le champ de l’eau.
Un comité de relecture du Manifeste, réunissant les citoyens volontaires, a été constitué pour faire valider – par les membres – la formulation définitive de ce dernier.